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Fabrication: Art et Science

 

La fabrication de produits de phytothérapie relève plus des procédés de confection artisanaux que de la production industrielle. S’il y a une activité qui peut lui être apparentée c’est celle de la fabrication du vin. En effet, le vin est fait à partir de raisins (plante) avec des recettes connues qui, au bout du compte, donnent des produits d’une grande variété de résultats en termes de typicité et de qualité. Il en va de même pour la production des alcools, avec le résultat que certains vins ou alcools se vendent à des prix abordables et d’autres à des prix très élevés.

Si nous comparons la production de préparations de phytothérapie avec celle du vin, c’est que cette dernière comporte un ensemble de conditions et caractéristiques qui sont convenues et largement acceptées par l’ensemble du marché et de la société. On comprend qu’un Château Margaux soit différent d’un Beaujolais et que la variation des prix n’est pas seulement le jeu de stratégies de marketing, mais elle est directement reliée à la qualité des matières premières et aux méthodes de production employées.

Si tous les vins ne naissent pas égaux et il en va de même pour les produits de phytothérapie. Ainsi, les produits Botavie se distinguent-ils par ;

  • les soins avec lesquels sont choisies les matières premières

  • la grande variété de plantes et substances naturelles employées dans les compositions

  • et les méthodes d’extraction permettant d’isoler les propriétés visées des plantes

Mais surtout, la grande distinction des produits Botavie réside dans l’exclusivité de ses recettes fortement influencées par les traditions anciennes tant européennes qu’orientales, et dans la variété et la finesse des méthodes d’extraction des éléments actifs des plantes et substances naturelles. L’art consiste à extraire des plantes les propriétés souhaitées afin de les combiner avec les propriétés des autres plantes. Les méthodes d’extraction spécifiques appliquées à des plantes choisies permettent de libérer, en dominante, les substances contenant les caractéristiques recherchées pour une recette donnée.

Le tout commence avec la plante, qui est récoltée à un moment précis de sa croissance selon les qualités spécifiques recherchées. De plus, le moment de la récolte est aussi tributaire de la partie de la plante qui sera utilisée (feuille, écorce, fruit, fleur, racine, pousse). La cueillette des plantes prévues pour la phytothérapie doit être très précise, certaines plantes doivent être récoltées la nuit, à une saison bien spécifique, sans oublier que les phases de la lune entrent aussi en considération.

Vient ensuite le traitement de la plante, le plus souvent Botavie utilise des plantes séchées. Le séchage est exécuté selon diverses méthodes dépendamment du principe actif recherché. Le séchage au soleil est le plus courant, les plantes sont déposées sur des paillis et exposées le jour au soleil et rentrées la nuit. Le paillis conserve suffisamment d’humidité pour permettre un séchage graduel. Certaines plantes ou l’obtention de certains principes actifs requièrent un séchage à l’ombre, les plantes sont alors disposées sur des claies à l’intérieur. Ces méthodes permettent de conserver les propriétés des différents constituants des plantes, notamment, les principes antibiotiques et enzymatiques qu'elles contiennent.

Certaines préparations utilisent les plantes directement, celles-ci sont alors broyées ou pulvérisées pour être intégrées dans les compositions. Il est cependant plus fréquent d’avoir recours à des extraits. Les méthodes d’extraction de Botavie s’inspirent à la fois de méthodes traditionnelles et de la spagyrie, qui procède par la fermentation, la distillation et la calcination.

La macération en huile végétale est une des pratiques que nous privilégions pour extraire les vertus des plantes séchées et fraîches (certaines plantes perdant leurs propriétés au séchage).

La distillation à la vapeur d’eau est aussi largement employée pour extraire des principes actifs qui seront combinés (sous forme de distillat) aux plantes séchées qui s’en imbiberont. La distillation permet aussi de traiter les produits difficilement solubles tel que les résines et gommes naturelles. Les distillats qui en résultent sont exempts d’alcool.

Les résidus de la distillation sont récupérés pour être calcinés : c’est la calcination. Ce procédé permet d’extraire les sels minéraux et oligo-éléments des plantes et substances utilisées en distillation. Ces composés sont ajoutés et dissous dans les distillats, ce qui en augmente la complexité et l’efficacité.

L’exposition des méthodes de production des composantes de phytothérapie rend la parenté avec le domaine vinicole plus évidente : paillis, claies, séchage, macération, fermentation, distillation, sont autant de procédés communs au deux univers.

Enfin, pour un dernier rapprochement entre les mondes du vin et de la phytothérapie, c’est le souhait que l’on s’adresse mutuellement : À votre santé !